Un si petit oiseau, Marie Pavlenko

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Auteur : Marie Pavlenko / Editions : Flammarion /Nombre de pages : 385 / Prix : 17,50e

Genre : Contemporain, YA

Après un accident de voiture qui l’a laissée meurtrie, Abigail rentre chez elle. Elle ne voit plus personne. Son corps mutilé bouleverse son quotidien, sa vie d’avant lui est insupportable. Comment se définir quand on a perdu ses repères, qu’on ne sait plus qui on est, que la douleur est toujours embusquée, prête à exploser ? Grâce à l’amour des siens. Grâce aux livres. Grâce à la nature, au rire, aux oiseaux. Avec beaucoup de patience, peu à peu, Abi va réapprendre à vivre.

monavis

Merci aux éditions Flammarion pour ce roman que j’ai eu la chance d’avoir en avant-première lors de la rencontre organisée avec Marie Pavlenko au salon du livre de Montreuil. Cette rencontre a été un moment génial. J’en ai appris davantage sur Je suis ton soleil que j’avais beaucoup aimé et surtout, Marie Pavlenko a pu nous parler avec énormément d’émotions d’Un si petit oiseau, roman qui lui tient beaucoup à cœur et dont elle a parlé avec passion. J’ai de suite eu hâte de le découvrir. J’ai adoré ce roman. C’était une si belle histoire.

La vie d’Abi bascule le jour où, elle et sa maman ont un accident de voiture. Alors que la mère d’Abi s’en sort indemne, Abi, elle, n’aura pas cette chance. En effet, la jeune fille va perdre un bras lors de cet accident et il va être très difficile pour elle de l’accepter et de vivre avec ce nouveau corps qui l’a dégoûte. C’est une Abigail déprimée et qui fait de son mieux pour ne pas sombrer que l’on va suivre tout au long de ce roman. C’est l’histoire d’une famille qui doit se reconstruire, d’une jeune fille qui va réapprendre à vivre.

J’avais vraiment peur que ce roman soit trop larmoyant, trop dramatique voire tire larmes. Et ce n’est pas le cas du tout. Comme dans Je suis ton soleil, Marie Pavlenko a le don de savoir équilibrer son roman lorsqu’il s’agit des émotions qu’elle veut nous faire ressentir. Sa voix est toujours juste. Sa façon d’écrire toujours aussi belle et sa manière d’inventer des personnages marquants toujours aussi forte. Abi est déprimée, n’a plus le goût de vivre et je l’ai ressenti vraiment très fort pendant ma lecture. J’avais énormément de peine pour elle et je n’avais qu’une envie c’est qu’elle s’en sorte, qu’elle ouvre les yeux et qu’elle voit que sa vie est loin d’être terminée. Le personnage d’Abi est tellement touchant et vraiment bien construit. On se met à sa place, on souffre avec elle même si l’on ne peut imaginer à quel point ça doit être difficile à vivre. Je n’ai pas trouvé qu’Abi s’apitoyait sur son sort. J’ai trouvé qu’elle exprimait sa douleur avec pudeur.

Oui, ce qui arrive à Abi est terrible. Mais une fois encore, Marie Pavlenko parvient quand même à nous faire sourire. Ce roman est plein d’humour et de légèreté malgré la situation d’Abi et c’est encore fait à la perfection par l’auteure. Elle sait doser les émotions et c’est tellement plaisant de rire et d’être touchée à la fois. Par les rires, on dédramatise les situations et on essaye de survivre. La tante d’Abi, Coline, a été un personnage parfait pour se détendre et rigoler ! Elle est tellement pleine de vie et d’énergie qu’elle parvient à redonner le sourire à Abi et sans prendre des pincettes avec elle. J’ai adoré leur relation. Les parents d’Abi sont beaucoup plus fermés et craignent les réactions d’Abi alors que Coline, pas du tout ! Une vraie bouffée d’air frais.

Avant de me lancer dans ce roman, je me suis demandée pourquoi il s’appelait Un si petit oiseau. Quand j’ai découvert pourquoi, j’ai de suite repenser à ce que nous avait dit Marie Pavlenko au salon du livre et ça a pris sens. Observer les oiseaux, se reconnecter avec la nature, respirer… J’ai adoré cet aspect du roman qui aide Abi à s’ouvrir et à s’épanouir.

J’ai eu un énorme coup de cœur pour Aurèle. Je n’ai pas envie de vous parler de lui pour que vous puissiez le découvrir par vous-mêmes mais mon dieu, trouvez moi un garçon comme lui au plus vite !

Un si petit oiseau a été une excellente lecture que je vous recommande les yeux fermés. C’est un beau message pour la reconstruction de soi. Il ne faut jamais s’avouer vaincu et toujours garder l’envie de vivre malgré les épreuves que l’on traverse. Même quand tout paraît noir, il y a toujours une lumière quelque part et Abi en est la preuve. Le tout raconté par une plume magnifique et par une auteure pleine de vie qui, je trouve, parvient à nous transmettre des messages touchants dans chacun de ses écrits.

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9 commentaires sur « Un si petit oiseau, Marie Pavlenko »

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