Aeternia, Tomes 1&2, Gabriel Katz

CHRONIQUE AETERNIA

Bonjour à tous ! Aujourd’hui je reviens (après un petit moment c’est vrai) vous parler des tomes 1 et 2 d’Aeternia de Gabriel Katz. Cette saga ne comportant que deux tomes, je me suis dit qu’il était plus simple de faire une chronique sur la saga directement, plutôt qu’une chronique par tomes. Rassurez-vous, pour ceux qui ne l’ont pas lu, je ne spoilerai rien que ce soit du tome 1 ou même du tome 2. C’est parti !

 

 

Auteur : Gabriel Katz

Éditions : Scrineo

Nombre de pages : 374 (tome 1) 390 (tome 2)

Genre : Fantasy

Leth Marek, champion d’arènes, se retire invaincu, au sommet de sa gloire. Il a quarante ans, une belle fortune et deux jeunes fils qu’il connaît à peine. C’est à Kyrenia, la plus grande cité du monde, qu’il choisit de les élever, loin de la violence de sa terre natale. Lorsqu’il croise la route d’un culte itinérant, une étrange religion menée par un homme qui se dit prophète, l’ancien champion ignore que son voyage va basculer dans le chaos. À Kyrenia, où l’on adore la Grande Déesse et où les puissants du Temple s’entredévorent, une guerre ouverte éclate entre deux cultes, réveillant les instincts les plus noirs. La hache de Leth Marek va de nouveau tremper dans le sang. Le plus violent des combats est celui que l’on mène contre ses propres croyances.

monavis

Depuis plusieurs semaines, je m’intéresse de plus en plus au genre de la Fantasy qui m’attire de plus en plus. Je savais que Gabriel Katz était un des auteurs à lire absolument ! J’ai décidé de commencer Aeternia, sans trop savoir de quoi ça allait parler. Je me suis lancée à l’aveugle dans cette histoire et je peux vous dire que je ne le regrette absolument pas. On frôle le coup de cœur, j’ai adoré !

Nous suivons le personnage de Leth Marek, grand gladiateur et grand champion d’arènes dans la ville de Morgoth. Mais voilà, Leth Marek en a marre et souhaite mettre un terme à sa vie de combattant pour élever ses deux fils qu’il n’a jamais connu, leur mère les ayant emmener loin avec elle. L’ex femme de Leth Marek décide de lui confier ses fils pour qu’il puisse s’occuper de leur éducation. Leth Marek veut donc les emmener à la grande cité du savoir, Kyrenia. A Kyrenia, une religion domine et tous les habitants admirent la Grande Déesse. Sur le chemin, Leth Marek sauvera la vie d’une jeune prêtresse appartenant à un autre culte, celui du dieu Ochin. Ce culte semble prendre de plus en plus d’ampleur parmi le peuple en dehors de Kyrenia. Apprenant cela, ceux qui défendent le culte de la Grande Déesse, les Rédempteurs, feront basculer la vie de Leth Marek qui ne pensera désormais qu’à une seule chose : se venger.

Aeternia, ça parle de religions. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit le sujet principal de cette histoire, étant donné que je n’avais pas lu le résumé. J’ai constaté avec surprise que toute l’intrigue se baserait sur un conflit religieux entre ceux qui prient la Grande Déesse et ceux qui prient Ochin. J’ai été étonnée, mais absolument pas déçue. J’ai trouvé ce sujet extrêmement intéressant et superbement bien traité par Gabriel Katz. L’auteur en aucun cas ne fait pencher la balance vers un culte ou vers un autre. Il nous décrit ces deux religions de façon totalement égale et totalement juste, si bien que le lecteur ne peut pas préférer un camp à un autre. J’ai trouvé ça très fort de la part de l’auteur. Je trouve que cette histoire fait beaucoup écho à ce qui se passe aujourd’hui dans notre monde.

Dans Aeternia, nous ne suivons pas seulement Leth Marek, mais également Varian, un jeune prêtre en devenir, appartenant au culte de la Grande Déesse et qui vit à Kyrenia. A travers ce personnage nous découvrons le fonctionnement de la cité et les différents rangs hiérarchiques religieux. J’ai aimé qu’on ait le point de vue de cet homme, qui apprendra vite que tout n’est pas juste, même lorsqu’il s’agit de vénérer la Grande Déesse. Il verra qu’il y a beaucoup de corruptions, de manipulations et de mensonges. Varian ira de désillusions en désillusions. Et c’est la même chose du côté du culte d’Ochin. Les deux cultes sont dirigés par des personnes très égoïstes et individualistes qui ne cherchent pas à faire le bien du peuple, mais plutôt à conquérir le pouvoir coûte que coûte, peu importe les moyens employés. Quand nous pensons avoir affaire à une histoire de foi, il n’en est rien. C’est le pouvoir dont il est question et rien d’autre et il est assez effroyable de voir à quelles fins est utilisé le prétexte de la religion pour en fait, assouvir un besoin de gloire absolu. Et c’est en cela que c’est très intéressant et très bien joué de la part de Gabriel Katz.

Au milieu de tout cela se trouve Leth Marek qui lui, ne croit en aucun dieu et souhaite seulement accomplir sa vengeance. Mais il reste auprès des fidèles d’Ochin car il y a trouvé des amis. D’abord Nessirya, à qui il a sauvé la vie, puis Desmeon. Alors parlons de Desmeon ! J’ai adoré ce personnage. Il apporte la touche d’humour dont j’avais besoin pour souffler au milieu du conflit qui alourdit énormément l’atmosphère. C’est un grand combattant également. Il est nonchalant et arrogant et plusieurs de ses répliques m’ont fait beaucoup rire ! C’est un personnage pénible mais qui en devient finalement très attachant. La relation d’amitié qui naît entre lui et Leth Marek, d’abord chaotique, fini par être touchante et plutôt drôle.

Attendez-vous à être surpris à la fin de ce premier tome. J’étais complètement choquée et ne m’y attendais absolument pas ! Gabriel Katz ne nous épargne pas une seule seconde.

Si vous avez apprécié le personnage de Desmeon, sachez que vous en apprendrez beaucoup plus sur lui dans le deuxième tome. Un deuxième tome que j’ai trouvé violent, dur, terrifiant par moment. Mais j’ai aimé ça. L’action est très présente, la tension monte d’un cran au point de n’avoir aucune idée de comment tout cela pourrait se régler. Ce deuxième opus est bien plus sombre que le premier ! Gabriel Katz nous y fait encore une sacrée révélation. A la fin, j’avais envie de plus. Je voulais un tome 3. Je ne souhaitais pas quitter cet univers et ces personnages. Bref, je ne peux que vous conseiller cette superbe duologie qui aborde un sujet délicat mais qui est traité avec tellement de justesse et d’impartialité. Je lirai sans hésiter d’autres livres de cet auteur.

manote

17/20

 

 

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4 commentaires sur « Aeternia, Tomes 1&2, Gabriel Katz »

  1. Cette série a l’air terriblement géniale! C’est très bien joué de la part de l’auteur de montrer que les deux « camps » religieux ont des défauts et ainsi nous laisser nous-mêmes juger si un vaut mieux que l’autre ou plutôt nous faire prendre conscience que, souvent, les deux camps se valent et sont même tous les deux à éviter.
    Il faut absolument que je lise cette duologie!

    Aimé par 1 personne

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