Sans oublier d’être heureux

screenshot_2016-11-04-14-53-34Auteur : Marie-Dominique Lelièvre

Édition : Stock

Nombre de pages : 354

Prix : 20,50

Genre : Biographie

 

Comment être un enfant mal-aimé sans devenir un adulte brisé ? Comment entrer à Polytechnique quand on n’est pas allé en classe avant la 5e ? Comment devenir riche en se ruinant ? Comment financer ses rêves avec des inventions industrielles décoiffantes ? Comment s’y prendre pour faire élire un président de la République ? Comment être jeune à quatre-vingt-dix ans en mangeant des sardines ? Comment lancer des journaux qui deviendront cultes ?

Claude Perdriel est de ces êtres qui ont « changé la vie » d’une génération. Son destin traverse et révèle plus de sept décennies de mutations françaises. Intense et gaie, sa vie est un roman d’apprentissage. Non seulement il n’a cessé d’imaginer des produits industriels ou des journaux comme Le Nouvel Observateur ou Le Matin de Paris, mais il s’est inventé lui-même.

monavis

Les biographies sont un genre que je lis très peu et je remercie les éditions Stock et Valentine Layet pour l’envoi de ce livre et je suis ravie d’être désormais partenaire avec eux. Quand j’ai vu ce livre, je me suis dit qu’il serait parfait pour sortir un peu de ma zone de confort et qu’il serait intéressant d’en savoir plus sur la vie d’un homme que je ne connaissais pas du tout, Claude Perdriel. Je sais que c’était un petit risque à prendre de demander ce livre en service presse sachant que les biographies ne sont pas dans mes habitudes de lectures et qu’en plus, je ne connaissais pas cet homme. C’est avec une petite appréhension que je me suis lancée, et finalement j’ai plutôt apprécié découvrir ce personnage très atypique qu’est Claude Perdriel et j’ai aimé la façon d’écrire de Marie-Dominique Lelièvre.

Avant tout, qui est Claude Perdriel ? Claude Perdriel est le propriétaire des groupes SFA qui fabriquent les sanibroyeurs mais il est également propriétaire du journal quotidien Le Matin de Paris et a été aussi celui du Nouvel Observateur de 1964 jusqu’en 2014. Alors qu’il partait de rien, et qu’il ne vivait pas au sein d’une famille très aimante, comment cet homme a-t-il fait pour devenir ce qu’il est ? C’est toute son histoire familiale et professionnelle que nous raconte Marie-Dominique Lelièvre dans cette biographie, qui, et ça se voit, s’est énormément documentée (et ce, auprès de Claude Perdriel lui-même) pour nous livrer un récit complet du parcours de Claude.

Marie-Dominique Lelièvre retrace la vie de cet homme de presse, qui malgré une enfance et une adolescence pas facile, a su revendiquer ses opinions. A la fois homme de presse et homme aux opinions politiques très assumées, Claude Perdriel apparaît comme étant très engagé, se battant pour ses convictions, laissant le passé derrière lui, ne pensant qu’à l’avenir et uniquement l’avenir. C’est en s’entourant des bonnes personnes, qu’il considère comme ses plus grands amis, que Claude Perdriel parviendra à atteindre des sommets qu’il n’avait jamais osé espérer. Fondateur du Nouvel Observateur et faisant équipe avec le créateur du Matin de Paris, il ira même jusqu’à s’occuper personnellement de la campagne politique de François Mitterand.

Découvrir les « coulisses » et ce qui se passe derrière l’organisation d’un grand journal ou derrière le combat d’une campagne politique a été très intéressant. Ce ne sont pas des sujets qui m’attirent à la base, mais ça a tout de même été enrichissant de pouvoir en apprendre plus !

Partant de rien et devenant un entrepreneur très en avance sur son temps, Claude Perdriel en devient un homme plutôt fascinant et à prendre en exemple. Il est la preuve que même lorsque personne n’y croit, on peut y arriver avec de la persévérance. A travers l’histoire que nous livre Marie-Dominique Lelièvre, nous constatons que Claude Perdriel a eu une vie extrêmement remplie et extrêmement riche, que ce soit en projets professionnels ou en rencontres. Claude Perdriel ne travaille pas pour l’argent (il a même été plusieurs fois en faillite et s’en est toujours sorti) mais pour les liens qui se tissent entre lui et ses collaborateurs pour un projet commun à tous.

Claude Perdriel, dans cette biographie, apparaît comme un homme ayant un grand sens moral. Souvent en manque d’argent il n’hésite pas à vendre ses biens personnels pour payer ses dettes ou ses collaborateurs. Malgré son pouvoir de grand patron de presse, il n’en abuse pas et se montre très humain avec toutes les personnes qui l’entourent et qui travaillent à ses côtés faisant de lui un patron admiré et aimé de tous ses compagnons de travail. Exigeant mais juste, les gens qui ont croisé sa route s’en souviennent encore et ne font de lui que des éloges

Il ne faut pas oublier que c’est grâce aux innovations de cet homme et à ses prises de risques que nous possédons nos journaux actuels. Il a été le moteur de ce qui a suivi dans le domaine de la presse jusqu’à aujourd’hui et c’est avec une admiration évidente pour Claude Perdriel que Marie-Domininque Lelièvre nous offre cette biographie. Elle décrit un homme novateur, courageux, généreux et surtout libre du chemin qu’il a choisi.

Si le domaine de la presse et de la politique vous intéresse je vous conseille de lire ce livre. Malgré le fait que les sujets abordés n’étaient, au départ, pas ma tasse de thé, j’ai tout de même aimé découvrir la vie de cet homme aux multiples facettes. Je trouve que cela donne de l’espoir à ceux qui seraient tentés de baisser les bras au moindre obstacle. Un exemple à suivre.

La fiche du livre sur le site des Éditions Stock est disponible ICI.

manote

15/20

Quelques extraits

 » Pour accéder au bonheur, l’argent est un moyen pauvre (…) La vraie richesse, ce sont les échanges, les rencontres. La plus grande ressource, les autres. Avec eux on fait des expériences, on découvre des choses nouvelles, on s’enrichit de sensations inédites. La vraie richesse, ce n’est pas l’argent mais les liens que l’on tisse. L’argent est une ressource utile pour favoriser des projets avec les gens que l’on aime. « 

 » Les idées sont une chose, les hommes, une autre. « 

 

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4 commentaires sur « Sans oublier d’être heureux »

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