L’étrange cas du Dr Jekyll et de M. Hyde

Mrhyde

Auteur : Robert Louis Stevenson

Édition : Folio Classique

Nombre de pages : 171

Genre : Fantastique

 

Ce célèbre roman ne se réduit pas à une histoire de double, une parodie de Frankenstein. Qu’est-ce-qui se cache derrière la porte ? L’intérieur de notre être, où voisinent le civilisé et le sauvage, l’animalité et l’humain, la mort et la vie ? Ou bien un crime secret que nous devrions expier ? Les frontières entre le jour et la nuit s’estompent, comme dans le brouillard ou dans la pluie de Londres. La peur s’insinue en nous, notre identité vacille.

Stevenson multiplie les points de vue, à travers divers récits, dont le dernier, celui du docteur Jekyll, laisse ouverte une question : et si M. Hyde courait encore à travers le monde ? Hyde n’est pas seulement le mal que Jekyll a expulsé de lui. C’est plutôt la figure du malheur. Par elle, Stevenson a donné une forme à ses tourments. Par l’art, il a triomphé de ses songes cruels.

monavis

Étant dans ma période  » je veux lire des classiques  » , quand j’ai réalisé que ça faisait des mois et des mois que j’avais ce livre dans ma PAL, je me suis dit qu’il était temps de le lire. D’autant plus que je connaissais vaguement l’histoire du Dr Jekyll et de M. Hyde, alors je trouvais intéressant de découvrir l’histoire originale. Je l’ai lu en peu de temps, il s’agit d’un petit livre et j’ai apprécié ma lecture !

Qui ne connait pas, au moins dans les grandes lignes, la fameuse histoire de la double personnalité du Dr Jekyll, qui décide de donner vie à cette face sombre de lui même ? Plus qu’une histoire fantastique, il s’agit là d’une explication quant aux deux facettes que peut avoir l’Homme, la partie sombre qui se cache en chacun de nous. J’ai trouvé ça très intéressant.

Je pensais que le narrateur de cette histoire allait être le docteur Jekyll mais pas du tout, il ne s’exprime qu’au tout dernier chapitre du livre. C’est un roman qui possède plusieurs narrations et nous suivons majoritairement tout cela sous le point de vue de Mr Utterson, un notaire et ami du Dr Jekyll. J’ai beaucoup aimé l’ambiance et l’atmosphère de ce livre qui se déroule dans le vieux Londres. Au fond d’une ruelle sombre et assez déserte, se dresse une grande bâtisse qui semble inhabitée. C’est au cours d’une ballade avec un de ses amis que Mr Utterson se pose la question de qui habite ici, puisque parfois, de la fumée semble s’échapper de la cheminée. Son ami lui conte alors l’histoire horrible de l’homme qui vivrait ici et qui s’appellerait M. Hyde, un homme qui fait froid dans le dos lorsqu’on le rencontre, un homme qui vous met mal à l’aise, d’après l’ami de Mr Utterson, Mr Enfield. Cet ami lui raconte alors une scène dont il a été témoin, une scène affreuse où M. Hyde aurait piétiné une petite fille de manière cruelle. C’est alors que Mr Utterson décide de s’intéresser de plus près à cet être étrange qu’est M. Hyde, surtout qu’il semblerait être proche du Dr Jekyll.

Ce livre a beau être petit, il n’empêche que l’on veut toujours savoir ce qui va se passer ensuite. La taille du livre n’enlève rien au côté prenant de cette histoire qui nous embarque et qui, pour ma part, m’a donné des frissons. Les ruelles sombres, le brouillard, toute cette ambiance glauque et angoissante m’a beaucoup plu. J’avais hâte que Mr Utterson se rende compte de ce qui se passe réellement, qu’il sache que le Dr Jekyll et que M. Hyde sont beaucoup plus que liés, ils sont une et même personne, une seule et même âme séparée en deux corps reflétant les deux aspects de sa personnalité tourmentée.

La préface du livre écrite par un certain J-B Pontalis était très intéressante et nous en apprenait plus sur ces côtés différents d’une même personnalité et sur le message que voulait faire passer Stevenson en écrivant Dr Jekyll et M. Hyde. Pour citer certains passages de cette préface que j’ai trouvé intéressants, en voici deux :  » Double vie, disait Stevenson, qu’il est tentant, surtout quand le rêve vire au cauchemar, d’assimiler à une autre dualité, celle du Bien et du Mal. La nuit obscure, la nuit agitée et remuante, n’engendrerait-elle que des monstres ? Ou bien ne ferait-elle pas plutôt apparaître une multiplicité d’êtres, de figures, de désirs contraires, quelque chose de si proche du chaos que nous préférons le désigner comme démoniaque, comme mauvais, comme le Mal tapi en nous ?  » , ou encore «  C’est pour cesser d’être soumis au principe de plaisir qui risque d’être son seul maître, qu’il décide d’expulser hors de lui ce qui lui paraît relever des instincts bestiaux et qu’il fabrique M. Hyde. D’un côté le singe féroce, de l’autre l’humain civilisé. »

En conclusion, je dirai que ce classique de Robert Louis Stevenson a été une bonne lecture et surtout une lecture enrichissante et qui fait prendre conscience des pulsions que certains êtres possèdent et qui parfois ne peuvent ou ne veulent pas contrôler. Le Dr Jekyll est un personnage plein de contradictions, de désirs enfouis qu’il ne peut assouvir autrement qu’en jetant la faute sur son jumeau démoniaque qu’est M. Hyde. Mais où cela le mènera t-il finalement ? Je vous laisse le découvrir !

manote

3,5/5

 

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