Joyland


joyAuteur : Stephen King

Édition : Le livre de poche

Nombre de pages : 400

Prix : 7,30e

Genre : Horreur

Les clowns vous ont toujours fait un peu peur ?

L’atmosphère des fêtes foraines vous angoisse ?

Alors, un petit conseil : ne vous aventurez pas sur une grande roue un soir d’orage…

monavis

Ça y est j’ai lu mon premier Stephen King, chose dont j’avais envie depuis très longtemps et je suis consciente de ne pas avoir commencé par un des plus grands romans de cet auteur, mais l’univers des fêtes foraines m’a tout de suite attiré. Joyland est mon premier Stephen King, sans l’être réellement. Lorsque j’étais plus jeune, j’avais tenté de lire le premier tome de  » Ça  » mais je n’avais pas accroché. Je pense simplement que j’étais trop jeune pour ce genre de lecture et grâce à Joyland, je pense me remettre à  » Ça  » très prochainement. Vous vous en doutez donc, j’ai beaucoup apprécié ma lecture de Joyland.

La première chose que je peux vous dire après avoir terminé ce livre, c’est que le résumé de la quatrième de couverture n’est pas absolument pas le reflet de ce qui se passe dans cette histoire. Alors bon, non, je ne suis pas déçue, mais c’est vrai que c’est un peu frustrant de s’attendre à quelque chose pour qu’au final, ce que l’on nous livre ne corresponde pas du tout à ce qui est écrit au dos du livre. J’attends toujours les clowns qu’ont m’a plus ou moins promis mais qui ne sont jamais apparu. Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive et je pense que dorénavant, je ne lirai plus les quatrièmes de couvertures, comme ça : problème réglé !

Revenons en à l’histoire. Devin nous raconte ce qui lui est arrivé l’été de l’année 1973 lorsqu’il était un jeune étudiant à la recherche d’un job saisonnier et qu’il s’est retrouvé à postuler en tant qu’assistant (autant dire bon à tout faire) dans un parc d’attraction plutôt vieillot : Joyland. Devin a une petite amie, Wendy, qui le larguera et nous suivons donc le jeune homme, brisé par sa rupture amoureuse, tentant d’oublier cette fille, très occupé par ce nouveau travail en Caroline du Nord. Dans ce parc il fera des rencontres délirantes, sera entouré de personnes à la fois sympathiques et étranges, tout cela dans l’ambiance joyeuse et glauque à la fois d’une fête foraine. Il est une légende à Joyland : le fantôme d’une jeune fille qui aurait été assassinée serait présent dans l’attraction de la Maison de l’Horreur, chose qui intrigue fortement Devin, qui en apprendra plus sur cette affaire avec le temps. Ce qui est certain, c’est que cet été là, Devin s’en souviendra toute sa vie.

Stephen King possède un talent indéniable pour la description. Talent tellement immense qu’on a réellement l’impression d’être à Joyland, dans ce parc d’attraction étrange. C’est incroyable de constater à quel point j’étais capable de tout imaginer dans ma tête, j’y étais, ça c’est certain ! L’impression d’être nous même acteur de cette histoire est pour moi le gros point fort de Joyland. Et tout ça grâce à la plume de Stephen King qui nous embarque complètement dans son univers des fêtes foraines des années 70. Tout y est, la vieille grande roue, le train fantôme inquiétant, j’ai adoré cette atmosphère, moi qui suis une fan absolue des parcs d’attractions.

Certaines choses m’ont étonné, sans me décevoir pour autant contrairement à d’autres avis plus mitigés que j’ai pu lire à propos de ce livre. C’est bien connu, Stephen King écrit des romans d’épouvante, censés nous tenir éveillés la nuit, et c’est ce que je m’attendais à voir, mais non. En aucun cas ce roman ne m’a fait peur, c’est pour ça que je ne saurais pas trop dans quel genre il pourrait être classé. L’intrigue, que j’aurais pensé être basée sur cette jeune fille assassinée qui hanterait les lieux n’est que peu mise en avant. Du moins pendant une grande partie du roman, nous n’apprenons rien sur cette affaire et c’est plutôt sur le personnage de Devin que l’auteur se concentre. En effet, Devin est un personnage dont nous apprenons énormément de choses, il est très abouti, un peu trop peut-être ? Ce qui pourrait apparaître comme étant une mauvaise chose peut aussi être positif car en effet, nous en savons beaucoup sur Devin, ce qui nous permet de nous attacher à lui d’autant plus fort. J’ai adoré ce personnage que l’on suit dans sa peine, dans ses doutes, dans ses peurs. La deuxième chose sur laquelle s’est beaucoup focalisé l’auteur c’est le fonctionnement de la fête foraine et comment travaillent les employés de ces grands parcs. Choix curieux qui finalement, sert peu l’intrigue; mais qui a été néanmoins très intéressant pour ma part.

Je ne comprends pas tellement ce qui m’est arrivé pendant cette lecture, car malgré un rythme assez plat et assez peu d’action tout au long du roman, j’ai tout de même été captivée par cette chose bizarre qui plane dans l’air. Compliqué à expliquer. Beaucoup de gens ont dit s’être ennuyé par manque d’action mais moi, étrangement, ça ne m’a pas gêné.

Au cours de son séjour en tant qu’employé à Joyland, Devin croisera d’autres personnages sur son chemin, personnages qui auront un rôle capital dans la suite de l’histoire. Je pense à Annie et surtout à Mike, ce petit garçon très attachant et très touchant. Je vous laisse découvrir en quoi cette mère et son fils seront indispensables à la vie de Devin. 

Il est vrai que tout ce mélange de personnages et de sujets différents peut être confus. Entre Devin et sa peine de cœur, son nouveau boulot, son quotidien épuisant d’employé de Joyland, ce meurtre étrange qui remonte à des années, ces personnages que rencontre  le protagoniste, ça fait beaucoup ! On pourrait se dire : quel est le but de tout cela ? Mais tout ces éléments se mêlent très bien grâce à un auteur qui sait capter le lecteur dès le début sans le lâcher, et ce jusqu’à la dernière page. Surtout la fin, qui nous tient en haleine, qui nous stresse, qui nous met sous tension, j’ai beaucoup aimé ce moment fort en action et en suspens, le moment tant attendu où tout nous est dévoilé, où nous comprenons enfin !

Alors oui, ce n’est sûrement pas le roman que le plus angoissant et le plus anxiogène qu’à pu écrire Stephen King mais je ne suis pas déçue pour autant, au contraire, cela m’a donné envie de découvrir beaucoup plus d’œuvres de cet auteur. Je connais certains amateurs de Stephen King, qui je suis sûre, sauront me conseiller !

Vous souhaitez découvrir l’envers du décor d’une fête foraine ? Vous voulez savoir si le fantôme de Linda Gray hante réellement la Maison de l’Horreur ? Alors lisez Joyland, je vous le conseille.

manote

3,5/5

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8 commentaires sur « Joyland »

  1. A chaque fois que je passe à côté de ce livre en librairie je suis tentée de l’acheter ^^ J’avoue que l’univers de la fête foraine m’attire pas mal …. Tout comme toi, j’avais déjà lu une chronique qui critiquait le résumé pas vraiment à l’image du livre, c’est dommage …
    Tu dis qu’il n’y a pas beaucoup d’actions, je crois que c’est un peu le cas dans ses autres bon (bon en même temps je n’en ai lu que deux de l’auteur xD) mais il est fort puisqu’il arrive quand même à nous tenir en haleine!!
    En tout cas ta chronique m’a donné envie de découvrir ce livre, peut être que la prochaine fois que je le verrais en librairie je penserais à toi et je l’achèterais ^^

    Aimé par 1 personne

    1. Je me rappelle quand j’avais commencé « Ca  » je trouvais le rythme lent, qu’il ne se passait pas grand chose, mais en effet je pense que c’est l’auteur qui fait ça volontairement. Mais malgré tout j’ai apprécié Joyland et l’ambiance qui planait dans ce livre, je te le conseille il est vraiment intéressant ! Mais oui ne te fies pas au résumé ! Je comprends vraiment pas comment c’est possible qu’on nous livre des résumés qui n’ont rien à voir avec l’histoire, ça m’agace un peu !

      Aimé par 1 personne

      1. Alors j’ai lu « 22/11/63 » qui raconte l’histoire d’un homme qui trouve une espèce de faille temporelle qui lui permet de se rendre en 1958 et il va avoir dans l’idée d’éviter l’assassinat de Kannedy (je l’ai adoré!! Je te le recommande!) et « Dead Zone » qui est l’histoire d’un homme qui suite à un accident a des prémonitions sur les gens qu’il touche (il est chroniqué sur mon blog). C’est vrai que l’auteur a un style particulier mais c’est ce qui fait sa marque de fabrique 😉

        Aimé par 1 personne

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